OSAKA

OCTOBRE, 2017
l’Autre
jet d’instant
japon

Flux et fluide mélange

Quelques jours à Osaka. un passage bref qui nous amène à entrer directement au coeur de sa vie et donc de Tenno-ji, à l’affut de la moindre petite curiosité dont nous n’avons pas l’habitude : par là nos yeux frôlent de nouvelles images, plus loin une odeur nous prendra les narines tendis que le bruit en continu s’empressera de venir jusqu’à nos oreilles. surtout, les lumières s’allument à mesure que le soleil se couche, pour plonger notre chemin dans un bain d’éclat de couleur qui pousse notre tête à se tourner sans cesse : à l’affut du moindre étonnement neuf, nos sens découvrent le Japon et Osaka aujourd’hui.

Quartier de Tenno-ji, Japon
Photographie de  L’Autre

milles restaurants éclairent la rue et nos faces perdues. les sujets de notre appareil photo chancellent et passent, sans doute par goût aussi, très bientôt des couleurs des bâtiments aux gens en mouvement. intéressés par ce jolie paysage d’Osaka, celui d’un Japon qui respire encore un peu l’air d’antan, touristes et familles viennent profiter de l’atmosphère et laisse trainer leurs pas vers la devanture ancienne de ce magasin, vers l’idée d’un Japon qu’ils voient peut être d’avantage dans les bouquins.

les photos sont rapidement interrompu par quelques gouttes de pluies qui nous tombent dessus, on trouve alors refuge dans un café pas loin d’ou nous nous trouvions. face à la vitre, nos yeux qui se posent sur les passants et sur le contrastes entres les couleurs des restaurants et la grandeurs des buildings.
et on flâne facilement,
en profitant d’un café au goût de mouvement.

” On flane facilement, en profitant d’un café au goût de mouvement ”

Flux et fluide mélange

l’animation nous amène à traverser Namba jusqu’au quartier de Dôtombori. le bruit  de la foule en forme de matière nous compresse, nous amène à droite puis à gauche pour tenter de sortir de cette masse qui prend de plus en plus d’ampleur. il est 21h seulement et déjà, la terre entière semble se presser dans ce quartier ou l’air semble moins présente que la lumière : des néons, des restaurants et des lampadaires. on se tiens sur la pointe des pieds pour capter quelques visages et voir plus loins que le dos de notre voisin, l’interminable nombres de corps ne résignent pas les commerçants locaux qui alternent entre sourire et politesse pour crier d’inaudibles mots destinés -sans doute- à attirer quelques clients de plus. ils se frayent un chemin jusqu’aux nos oreilles, tandis que nous, lasse et épuisé, nous parvenons à nous frayer un sentier jusqu’à une rue qui demeure plus calme malgré sa proximité.

Découverte de Osaka, Japon
Photographie de  L’Autre

quelques pas, peut être 300 mètre, et l’animation de Dôtombori est déjà loin. le premier refuge qui nous caresse les sens repose sur un mélange entre plusieurs choses que nous adorons : une atmosphère intime et délicate, une soundtrack cool, et un accueil chaleureux. et puis faut dire que la déco rétro -les vinyles qui s’entassent sur les murs, les vieilles affiches de concerts de Bob Dylan, les furies d’époques, et la lumière rouge tamisée- nous à vite charmé.

le Folk Rock Phoebe sera le lieu de décompression pour nos corps qui transpire la foule. Tatsuo, sa moustache, et Keiko nous servent deux bières et nous repose. sous ces cheveux long, Keiko semble ravis et sa bonne humeur nous réjouis. comme souvent, on rencontre un lieux qui respire la personnalité de ses gens – c’est si agréable de sentir des sourires dans ces corps et dans ces murs.

Fin de journée à Osaka, Japon
Photographie de  L’Autre

Habushû*, rire & Ryu

deuxième partie de soirée,
on longe les petites rues pour trouver un nouveau coin de table qui saura accueillir notre curiosité. la lumière, pas celle des néons cette fois, d’une télévision attire notre regard : la nostalgie trifouille à l’intérieur de nos yeux et de nos coeur devant Ken et Ryu, Street Fighter II et une super Nintendo. il n’en fallait pas plus, on s’assoit pour occuper deux des trois tabourets qui se trouvent devant ce minuscule bar. dans un couloir étroit en guise d’intérieur, deux clients ris à gorge déployées en buvant une bière pendant que nous, franchement ravis, nous emparons des manettes. un jeux et deux bières, finalement le bonheur tient à peu de chose.

plus tard,
nos joues commencent à sentir le froid puis rougissent, et l’on se penche alors vers les deux grosses jarres juste à coté de nous. de l’alcool de serpent, une odeur vive, et le barman souris en nous lançant un « let’s go » dont notre estomac comprend bientôt la raison.

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